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L’objet de ce site est d’essayer d’apporter des réponses à un problème très courant dont on n’ose pas suffisamment parler…. la constipation.
A travers le monde une personne sur quatre souffre des symptômes de la constipation. Elle peut toucher les jeunes comme les personnes plus âgées. Certaines personnes développent la constipation soudainement et cette dernière ne dure qu’une courte période de temps tandis que d’autres, surtout les personnes plus âgées, la développent graduellement et sur une très longue durée. Il faut oser aborder sans gêne ni tabous tous les aspects liés à la constipation afin d’en comprendre tous les mécanismes et d’en connaitre les solutions.

 

Sommaire

Les-Grains-dHerbes-Transit-Intestinal-Confort-DigestifComprendre la constipation

   - Quels sont les symptômes de la constipation ?

   - Comment une personne peut-elle savoir si elle souffre de constipation ?

   - Symptômes inquiétants

Tableau des selles de bristol

Les différentes formes de constipation

   - La constipation occasionnelle ou passagère

   - La constipation chronique

Les causes de la constipation chronique

   - La constipation fonctionnelle ou primitive

Les populations à risque

   - La constipation chez les enfants

Comment traite-t-on la constipation ?

   - La prévention

   - L’alimentation

   - L’activité physique

   - Les habitudes à prendre

   - Si la constipation persiste

   - Les laxatifs

La phytothérapie

   - Le soin par les plantes

COMPRENDRE LA CONSTIPATION

 

La constipation signifie qu’une personne va à la selle trop rarement ou que l’évacuation de ses selles est difficile. Elle survient souvent lorsque les aliments digérés se déplacent lentement le long du tube digestif. Par conséquent, le corps absorbe toute l’eau des selles qui deviennent alors rares, et généralement compactes, sèches, dures, de petit volume et difficiles à expulser

En général, une personne non constipée ira à la selle entre 3 fois par jour et 3 fois par semaine, la fréquence d’évacuation de la matière fécale pouvant varier sensiblement selon les personnes.
De ce fait, la définition de la constipation généralement retenue et utilisée par les médecins est de moins de 3 selles par semaine.
Selon l’endroit de l’appareil digestif où les selles sont retenues, on parlera d’une constipation :
- de transit ou de progression : si les selles progressent lentement et restent trop longtemps dans le côlon

- terminale ou d’évacuation : si les selles sont retenues et s’accumulent dans le rectum

Ces 2 problèmes peuvent être présents en même temps chez une personne constipée.
Selon la durée du phénomène, la constipation est dite soit « occasionnelle » soit « chronique ».

Quels sont les symptômes de la constipation ?

Lorsqu’une personne est constipée, elle doit forcer pour aller à la selle et les selles qui sont évacuées sont généralement petites et dures. Il se peut qu’elle ait aussi l’impression de ne pas être complètement vidée.

Parmi les autres signes et symptômes de la constipation, la personne peut ressentir :
- de l’inconfort ou des douleurs abdominales
- la sensation que quelque chose bloque le rectum
- un effort excessif lors de l’évacuation des selles
- une fréquence moins élevée des selles, comparativement à votre fréquence normale
- un changement du type de selles

Comment une personne peut-elle savoir si elle souffre de constipation ?

constipationLa plupart des personnes n’ont pas besoin de subir une multitude de tests pour déterminer si elles souffrent de constipation, elles le savent.
Pourtant, le fait de comprendre ce qui est normal ou pas peut les aider à déceler de façon plus précoce si elles souffrent de constipation.
Le tableau des selles de Bristol classe les excréments humains en 7 catégories en fonction de leur forme et de leur consistance.
- les types 1 et 2 surviennent avec la constipation
- les types 3 et 4 sont considérés comme normaux.
- les types 5 à 7 surviennent avec la diarrhée.
Pour les détails voir : TABLEAU DES SELLES DE BRISTOL →
Lorsqu’il est question de la fréquence des selles, il est un peu plus difficile de trancher entre ce qui est sain et ce qui ne l’est pas, car chaque personne a des habitudes différentes. Certaines personnes vont à la selle trois fois par jour ou plus tandis que d’autres y vont seulement quelques fois par semaine. Ces habitudes peuvent tout de même être considérées comme normales.
En gros, comme référence, une personne souffre probablement d’un problème chronique de constipation si elle éprouve 2 des symptômes suivants ou plus depuis au moins 3 mois :
- efforts excessifs lors de plus d’une selle sur 4
- selles dures dans plus de 25 % des cas
- évacuation incomplète dans plus de 25 % des cas
- moins de 3 selles par semaine.
Si la personne souffre de constipation durant plus de 2 semaines, elle doit consulter un médecin pour savoir pourquoi elle a développé ce problème et comment elle peut le traiter.

Le cancer du côlon est une cause importante, mais peu courante de la constipation. Si la personne est âgée de plus de 50 ans, qu’un des membres de sa famille immédiate a déjà souffert du cancer du côlon ou si elle a reçu un test positif des selles dans le cadre d’un programme provincial de dépistage du cancer colorectal, on lui fera passer une colonoscopie.

Symptômes inquiétants

Des tests sont nécessaires si la personne éprouve l’un des symptômes inquiétants qui ne sont pas des symptômes typiques de la constipation et peuvent indiquer d’autres problèmes de santé possiblement plus graves.
- saignements rectaux avec présence ou non de sang rouge foncé, mélangé aux selles
- perte de poids involontaire
- fièvre (la personne doit vérifier sa température pour voir si elle est au-dessus de 36,5°C)
- nausées
- vomissements
- diarrhée persistante
- anémie, tout particulièrement l’anémie ferriprive
- douleurs abdominales qui ne se résorbent pas après être allé à la selle ou qui la réveillent la nuit

La personne doit consulter un médecin si elle éprouve l’un de ces symptômes.

TABLEAU DES SELLES DE BRISTOL

 

L’échelle de l’université de Bristol en Angleterre est un bon indicateur des changements gastro-intestinaux lors de changements alimentaires.

Tableau des selles de Bristol

Type 1 - Durs, séparé en morceaux, comme les noix

Ces selles contiennent peu d’êtres vivants, puisqu’il y a peu de bactéries pour retenir l’eau. Les morceaux sont durs et abrasifs, le diamètre typique est de 1 à 2 cm et ils sont douloureux à passer parce que les morceaux sont durs et rugueux.
Il y a une forte probabilité de saignement ano-rectal et de lacération mécanique du canal anal.

Typique après le traitement avec antibiotiques et pour les personnes qui consomment une diète faible en fibres et en glucides.
La présence de flatulences est peu probable, car la fermentation de la fibre n’a pas lieu.

Type 2 - En forme de saucisse, mais grumeleuse.

Représente une combinaison du type 1 compacté en une masse par sa composante en fibre et certaines bactéries. Le diamètre est de 3 à 4 cm.
Ce type est le plus destructeur de loin parce que sa taille est proche ou supérieure à l’ouverture maximale de l’ouverture du canal anal (3,5 cm). Il faut pousser à l’extrême lors de l’élimination, et il y a une grande susceptibilité de causer une lacération du canal anal, le prolapsus hémorroïdaire ou une diverticulose. Pour atteindre ce format, les selles restent dans le côlon durant plusieurs semaines au lieu des 72 heures normales.
Des douleurs ano-rectales, des hémorroïdes, des fissures anales, le refus ou le retardement de la défécation et une histoire de la constipation chronique sont les causes les plus probables. Des flatulences mineures sont probables. Une personne qui a ces selles est plus susceptible de souffrir du syndrome du côlon irritable à cause de la pression continue de selles importantes sur les parois intestinales. La possibilité d’une obstruction de l’intestin grêle est élevée, parce que le gros intestin est rempli à pleine capacité avec des selles. L’ajout de fibres supplémentaires pour expulser ces selles est dangereux, parce que la fibre gonfle et pousse sur la paroi de l’intestin qui est déjà à son maximal. Ceci peut causer une hernie, une obstruction ou une perforation du petit ou du grand intestin.
Il est donc important de ne jamais se retenir pour aller à la selle et d’y aller à heure fixe, de doubler ou tripler son apport de fibres provenant de légumes verts, graines de lin moulues et de fruits entiers avec la pelure, de bien s’hydrater, 2 litres d’eau par jour en plus des autres boissons et des liquides contenus dans la nourriture, soupe, potage, etc.
Les exercices physiques et la relaxation sont aussi fortement recommandés.

Type 3 - Comme une saucisse, mais avec des fissures sur sa surface

Cette forme a toutes les caractéristiques des selles de type 2, mais le temps de transit est plus rapide, entre une et deux semaines. Typique pour la constipation latente. Le diamètre est de 2 à 3,5 cm.
Le syndrome du côlon irritable est probable. La flatulence est mineure, en raison de l’absence de bactéries. Le fait que ces selles sont moins larges et douloureuses à passer que le type 2 suggère que les défécations sont régulières. Cependant, il faut pousser fort pour faire sortir ces selles et tous les effets indésirables typiques du type 2, lacération du canal anal, hémorroïdes, fissures annales, diverticulose, sont aussi susceptibles pour le type 3, en particulier la détérioration rapide du canal anal.

Les-Grains-dHerbes-Transit-Intestinal-Confort-DigestifType 4 - Comme une saucisse ou un serpent, mais lisse et douce

Cette forme est normale pour quelqu’un qui a une selle par jour. Le diamètre est de 1 à 2 cm. Le plus grand diamètre suggère une plus longue durée de transit ou une grande quantité de fibres alimentaires dans l’alimentation.
Ces selles glissent facilement et ne laisse aucune douleur ou trace lorsque l’on s’essuie.

Type 5 - Morceaux mous aux bords bien définis

Les auteurs considèrent cette forme idéale. Elle est typique pour une personne qui a des selles deux fois ou trois fois par jour, après les repas principaux. Le diamètre est de 1 à 1,5 cm.

Type 6 - Morceaux déchiquetés, agglomérés en matière pâteuse

Cette forme est proche de l’inconfort à plusieurs égards. Tout d’abord, il peut être difficile d’en contrôler l’envie, surtout quand vous n’avez pas un accès immédiat à une salle de bains. Deuxièmement, il s’agit d’une affaire assez malpropre pour gérer avec du papier de toilette seul, sauf si vous avez accès à une douche flexible ou bidet.
Ce genre de selles peut suggérer, un colon un peu hyperactif, l’excès de potassium alimentaire, ou la déshydratation soudaine ou un pic de la pression artérielle liée au stress. Il peut également indiquer une personnalité hypersensible sujette au stress, trop d’épices, d’eau avec une haute teneur en minéraux, ou de l’utilisation de laxatifs osmotiques, sels minéraux.

Type 7 - Fade, humide, aucun morceau solide, entièrement liquide

Ceci, bien sûr, est la diarrhée, un sujet en dehors du champ d’application de ce chapitre avec une seule exception notable et importante que l’on appelle la diarrhée paradoxale. Elle est typique pour les gens, surtout les jeunes enfants, les infirmes ou adultes en convalescence, touchés par une impaction fécale.
Un état qui suit ou accompagne les selles de type 1.
Au cours de la diarrhée paradoxale le contenu liquide de l’intestin grêle, jusqu’à 1,5 à 2 litres par jour, ne peut pas s’évacuer vers le bas, puisque le gros intestin est bouché de selles sur toute sa longueur. L’eau est absorbée et le reste s’accumule dans le rectum.
Ce type de diarrhée est appelé paradoxal non pas parce que sa nature n’est pas connue ou comprise, mais parce que l’on vit une sévère constipation et une diarrhée tout à la fois. Ce qui est une situation paradoxale.

LES DIFFÉRENTES FORMES DE CONSTIPATION

 

La constipation survient si une personne a un problème lors de l’une ou l’autre des trois phases suivantes et qui touche son côlon :

boîte bodycaa1 – INGESTION - ce qu’elle mange, aliments, eau, fibres

2 – TRANSIT- la vitesse à laquelle se déplacent les selles à travers son côlon

3 – SORTIE – la façon dont les selles sont évacuées de son corps.

De nombreux facteurs, très différents, peuvent favoriser l’arrivée d’une constipation chez une personne.
Ainsi, si certains facteurs de risque sont d’ordre physique, d’autres sont d’ordre psychologique, certains même d’ordre social… Certains facteurs peuvent être aisément évités, d’autres malheureusement beaucoup moins facilement…

La constipation occasionnelle ou passagère

La constipation occasionnelle ou passagère se traduit par un retard ou une difficulté à déféquer. Les selles sont alors rares, et généralement de petit volume, compactes, sèches et dures. En moyenne, moins de 3 selles par semaine
Selon le type de constipation, les signes de la constipation peuvent être sensiblement différents :
- constipation de transit : présence de selles dures et rares, mais sans difficulté particulière pour évacuer les selles
- constipation terminale : difficultés à déféquer, nécessité de réaliser des efforts de poussée importants ou répétés, sensation que son rectum est rempli de matière fécale.
Dans tous les cas, elle peut également s’accompagner de divers troubles intestinaux plus ou moins marqués, tels que maux de ventre, douleurs abdominales, ballonnements, flatulences, voire spasmes ou hémorroïdes.
Elle est généralement due à un changement provisoire de ses habitudes quotidiennes.
Un voyage à l’étranger, la modification de son régime alimentaire habituel, un stress émotionnel particulier, une grossesse, etc… dans ces cas le transit redevient normal au bout de quelques semaines au maximum.
La prescription d’un régime alimentaire adapté et la pratique d’une activité physique plus intense suffira généralement à faire disparaitre la constipation.
Si la constipation passagère ne disparait pas au bout de 3 semaines, c’est qu’elle devient chronique. La personne doit alors consulter un médecin pour en déterminer la cause.

La constipation chronique

La constipation chronique se traduit par un retard ou une difficulté à déféquer.
Les selles sont alors rares, et généralement de petit volume, compactes, sèches et dures. En moyenne, moins de 3 selles par semaine
On parle de constipation chronique lorsque le problème de transit dure depuis au moins 6 mois, avec des symptômes plus ou moins visibles.

LES CAUSES DE LA CONSTIPATION CHRONIQUE

La constipation fonctionnelle ou primitive

La constipation fonctionnelle ou primitive regroupe toutes les causes de constipation qui ne sont pas dues à des causes organiques graves, appelée constipation organique, et qui ne sont pas liées à la prise de médicaments, appelée constipation iatrogène.
La constipation fonctionnelle ou primitive est bénigne, elle n’est pas grave et ne mettra pas votre vie en danger. C’est la plus fréquente et la plus répandue.
Une des premières causes de la constipation fonctionnelle ou primitive est la production de selles de mauvaise qualité, c’est-à-dire pas assez riches en fibre et en eau.
Ce type de constipation est principalement dû à mauvaises habitudes alimentaires, manque de boissons, eau et bouillons, insuffisance de fibres dans les aliments consommés, alimentation déséquilibrée, trop grasse ou trop sucrée.
On la rencontre également très fréquemment chez les personnes qui ne se nourrissent plus normalement, et donc qui souffrent de dénutrition, à cause de troubles psychologiques plus ou moins graves, tels que la dépression, l’anorexie, la démence…
Lors du processus de digestion normal, la progression des aliments à l’intérieur du tube digestif est provoquée grâce à la contraction des intestins. Si pour une raison ou une autre la motricité digestive baisse, le phénomène est ralenti, et les selles stagnent dans l’appareil digestif, il y a constipation.
Cette baisse du tonus intestinal est le plus souvent causée par l’inactivité physique ou une sédentarité excessive, qui provoque une déficience de la musculature colique et abdominale. Cela inclut donc les personnes qui manquent d’exercice car elles ne pratiquent pas assez de sport ou d’activité physique dans leur quotidien, mais également les personnes âgées, ou bien les malades hospitalisés et alités pendant de longues périodes.
La constipation peut aussi être paradoxalement causée par une prise excessive et régulière de laxatifs sur une trop longue période. Ainsi, si la prise de laxatifs est très utile pour traiter ponctuellement et rapidement une constipation peu importante, elle peut aussi aboutir à l’effet inverse de celui recherché. En effet, sous l’action des laxatifs, l’intestin n’a plus réellement besoin de se contracter pour faire avancer les aliments dans le tube digestif. Il peut alors devenir en quelque sorte un « intestin paresseux », par manque d’activité régulière causée par les laxatifs. Cette cause de constipation peut alors faire entrer la personne constipée dans une sorte de « cercle vicieux », si elle continue à traiter sa constipation avec des laxatifs. Il est impératif dans ce cas de stopper la prise de laxatifs et de consulter un médecin afin de trouver un autre traitement plus adapté.
Le stress en général, grand mal de notre société moderne et mouvementée, a une action directe et néfaste sur notre transit intestinal. Il est une des causes de constipation fonctionnelle fréquemment rencontrée.
On retrouve plus particulièrement dans cette catégorie le stress lié à la défécation elle-même. Les personnes dans ce cas de figure appréhendent le moment de la défécation et se retiennent d’aller aux toilettes de façon régulière.
Retarder ainsi l’évacuation des selles quand l’envie s’en fait sentir aboutit fréquemment à un état de constipation. En effet, le côlon a la capacité d’absorber une grande partie de l’eau contenue dans les selles. Ainsi, lorsque les selles séjournent trop longtemps dans le côlon, elles s’assèchent, deviennent petites et dures, et par conséquent.

LES POPULATIONS À RISQUE

 

La constipation est certainement le trouble le mieux partagé qui soit dans notre monde occidental. C’est ainsi qu’en France 30% de la population adulte souffre, peu ou prou, de ce trouble intestinal dans la proportion d’un homme sur quatre et d’une femme sur deux. Cette prédisposition des femmes aux problèmes de constipation par des causes hormonales serait due, d’après des théories médicales, à l’action de la progestérone sur la motricité de certains muscles impliqués dans le transit intestinal, qui rendrait le tube digestif moins efficace à l’évacuation des selles. La concentration de cette hormone varie sensiblement au cours du cycle menstruel, et elle est secrétée en plus forte quantité à partir du 14e jour du cycle. Cette période est donc statistiquement plus propice aux troubles de constipation passagère chez la femme.

Les-Grains-dHerbes-Transit-Intestinal-Confort-DigestifMais certaines personnes sont également plus susceptibles de souffrir de constipation que d’autres si :
- elles sont plus âgées. Les risques de constipation augmentent fortement à partir de 65 ans, autant chez les femmes que chez les hommes. Ceci s’explique principalement en raison de la sédentarité des personnes âgées. D’autres facteurs tels que leur alimentation, la prise de certains médicaments, ainsi que plusieurs pathologies liées à la vieillesse expliquent également le nombre élevé de personnes âgées souffrant de constipation chronique par rapport au reste de la population
- elles ne mangent pas assez de fibres. Elles devraient consommer de 20 à 30 grammes de fibres par jour, provenant d’un mélange de fruits, de légumes, de légumineuses et de céréales
- elles souffrent d’un trouble alimentaire
- elles sont déshydratées. Ceci peut survenir si elles ne boivent pas assez, si elles vomissent ou si elles souffrent de diarrhée
- elles perdent des minéraux lorsqu’elles vomissent ou qu’elles souffrent de diarrhée
- elles sont physiquement inactives ou pas assez actives
- leur routine change, par exemple, lorsqu’elles voyagent ou lorsqu’elles travaillent durant des heures irrégulières
- elles ont subi une chirurgie abdominale, péri anale ou pelvienne
- elles éprouvent des problèmes d’intestins, tels qu’une occlusion intestinale, un élargissement rectal, des fissures anales ou des hémorroïdes
- leurs muscles pelviens et anaux sont affaiblis ou mal coordonnés
- leur côlon est incapable de déplacer efficacement leurs selles lorsque les muscles du côlon ne fonctionnent pas adéquatement, les selles restent dans le côlon plus longtemps, ce qui peut entraîner une absorption de l’excès d’eau
- elles sont enceintes. Lors de la grossesse, surtout au début, la progestérone est sécrétée en quantité encore plus importante car elle est nécessaire au maintien de l’endomètre en début de grossesse, accentuant d’autant plus cet effet d’intestins « paresseux » décrit ci-dessus. De plus, vers la fin de la grossesse, la compression du côlon par l’utérus contribue également au ralentissement du transit intestinal en général
- elles souffrent d’autres troubles médicaux, comme l’hypothyroïdie, le diabète, la sclérose en plaques, le syndrome du côlon irritable, des lésions de la moelle épinière…
- elles utilisent des laxatifs régulièrement depuis plusieurs mois
- elles prennent certains médicaments, comme des analgésiques contenant des opioïdes ou des médicaments pour l’hypertension ou des suppléments en vente libre qui ralentissent le transit des selles
- elles prennent des médicaments en vente libre, comme des suppléments de calcium

La constipation chez les enfants

La constipation chez les enfants n’indique pas nécessairement les mêmes problèmes que chez les adultes, les enfants développent souvent la constipation lorsqu’ils se retiennent délibérément ou inconsciemment d’aller à la selle. Il se peut qu’ils ne veuillent pas interrompre leurs jeux, qu’ils soient gênés d’utiliser une toilette publique ou qu’ils aient peur d’avoir une selle qui fait mal, une préoccupation particulière chez les enfants qui apprennent à devenir propres.
Bien sûr, quelques-unes des causes de la constipation chez les adultes s’appliquent aussi aux enfants, comme :
- un régime faible en fibres
- certains médicaments, comme les antiacides, opioïdes ou les antidépresseurs
- certaines maladies, comme le diabète ou le syndrome de Down
- des anomalies anatomiques, comme la maladie de Hirschsprung
Les spécialistes recommandent de consulter un médecin si les symptômes de constipation de l’enfant durent plus de deux semaines, et plus tôt si la constipation s’accompagne de fièvre, de vomissements, d’une perte de poids, de sang dans les selles, de fissures dans la peau autour de l’anus ou de prolapsus rectal, phénomène de l’intestin qui glisse à l’extérieur de l’anus.
Le traitement, qui dépend de l’âge de l’enfant et de la gravité du problème, peut inclure un changement de régime alimentaire, l’adoption d’un horaire régulier pour aller à la selle et, dans certains cas, si les selles sont coincées dans les intestins, la prise d’un laxatif.

COMMENT TRAITE-T-ON LA CONSTIPATION ?

La prévention

Il y a quelques remèdes simples de prévention pour éviter la constipation et favoriser le transit intestinal. Ces bonnes habitudes permettent ainsi d’avoir une meilleure hygiène de vie et ainsi d’éviter ou de réduire les risques de constipation et ses désagréments.
Dans le cas d’une constipation passagère, suivre ces quelques conseils préventifs permettra bien souvent de faire disparaître la constipation plus rapidement, et sans traitement particulier.
Dans le cas d’une constipation chronique, l’application de ces mesures est essentielle en complément éventuellement d’un traitement médical de la constipation. Cela permettra dans tous les cas d’améliorer le transit intestinal de la personne, de favoriser la guérison et d’avoir à supporter peut être un traitement moins lourd et contraignant.
Voici donc les bonnes habitudes à prendre dès aujourd’hui afin de prévenir la constipation.

L’alimentation

Le fait d’absorber suffisamment de liquides aide à L’alimentation-constipation-transit-intestinal-phytotherapieramollir les selles desséchées en cas de constipation et ainsi à mieux les éliminer. Il faut en général absorber environ 2 à 3 litres de liquides par jour, y compris l’eau apportée par les aliments eux-mêmes qui constitue une bonne partie de l’apport en liquide quotidien.
Il est alors conseillé de boire entre 1 et 2 litres d’eau par jour en plus de l’apport alimentaire, de l’eau mais aussi des boissons à forte teneur en eau, comme par exemple des jus de fruits frais, du thé ou des tisanes.
Notons que les eaux minérales riches en magnésium possèdent un léger effet laxatif naturel et peuvent donc être à préférer en cas de constipation.
Il est par contre préférable d’éviter l’alcool et les boissons à base de caféine, car elles déshydratent et peuvent également irriter le côlon.
L’un des points les plus importants afin de prévenir la constipation est l’absorption d’aliments naturellement riches en fibres. Ils favorisent le transit intestinal et donc diminue les risques de constipation. En effet, les fibres stimulent les contractions de l’intestin. De plus, en absorbant l’eau, elles hydratent et augmentent le volume des selles et accélèrent ainsi le transit.
Il est ainsi conseillé de consommer suffisamment de produits riches en fibres, c’est-à-dire principalement tous les aliments d’origine végétale, qui contiennent naturellement des fibres alimentaires, à l’inverse des aliments d’origine animale qui n’en contiennent pas.
On peut ainsi citer :
- les fruits frais : particulièrement les fruits riches en pectine comme les baies, framboises, mûres…, les poires, les pommes, les pêches … et aussi les pruneaux cuits, ainsi que leur jus, car ils contiennent un laxatif naturel, le sorbitol
- les fruits secs, les noix et les graines, dattes, figues, pruneaux séchés, amandes rôties, noix, …
- les légumes verts et les crudités, par exemple la salade, les artichauts, les courges, la citrouille, …
- les céréales entières, pain complet, céréales complètes, blé, maïs, avoine, orge, … le son de blé, très riche en fibre, peut également être utilisé dans des recettes de gâteaux pour augmenter leur apport en fibres
- les légumineuses, à éviter si la constipation est accompagnée de ballonnements douloureux, pois verts, lentilles, soja, …
- les algues
Si possible, il faut éviter de peler les fruits et les légumes car leur peau est la partie qui contient le plus de fibres.
Attention à ne pas augmenter trop brusquement un apport en fibres, surtout si la personne n’a pas l’habitude d’en consommer, car elle serait d’autant plus sujette à des ballonnements et des flatulences.
Aucun aliment n’est véritablement à proscrire, mais il est préférable d’éviter si possible les aliments trop gras et les plats épicés, et de consommer les féculents comme le riz, les pommes de terre, les pâtes… avec modération.

L’activité physique

L’activité physique constipationL’activité physique agit notamment sur les muscles abdominaux. Elle a une influence directe et positive sur le transit intestinal en le favorisant.
Il est donc fortement conseillé de faire de l’exercice physique régulièrement. La pratique d’un sport, au moins une fois par semaine, constitue un bon moyen de stimuler les muscles de l’abdomen. Par conséquent, les sports et activités qui font travailler prioritairement ces muscles sur la durée sont particulièrement efficaces. On peut ainsi citer dans les sports conseillés pour prévenir la constipation la plupart des activités cardio-vasculaires et d’endurance, tels que la marche, la course à pieds, la natation, le vélo, …
Il ne faut donc pas hésiter à les pratiquer autant que possible, même dans les activités quotidiennes, en préférant par exemple se déplacer à pied plutôt qu’en voiture pour aller faire ses achats, en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur, etc… Cela ne pourra être que bénéfique pour le transit et plus globalement pour la santé.

Les habitudes à prendre

Il est vraiment essentiel de répondre à l’envie d’aller à selle et de déféquer dès qu’elle se présente. Il ne faut surtout pas se retenir d’aller aux toilettes, et éviter au maximum de repousser le moment d’y aller, même si le moment n’est pas le meilleur.
En effet, lorsque le corps envoie le signal d’aller à la selle, c’est que le moment est propice pour lui pour évacuer les selles. En n’écoutant pas ce signal et en repoussant ce moment, l’évacuation des selles sera plus difficile.
Il faut également savoir qu’après les repas, les intestins ont un réflexe naturel qui consiste à entrer dans une phase de contractions afin de faciliter l’évacuation des selles. Il est donc conseillé, surtout en cas de constipation avérée, d’aller aux toilettes au moins 2 fois par jour, et d’adopter une sorte de « rituel » en s’y rendant à heures fixes. Il faut prendre ainsi l’habitude d’aller aux toilettes une demi-heure après les repas, en prenant le temps de « laisser venir » naturellement les selles. Si cela ne vient pas aisément, ne pas faire d’effort de poussée trop intense, ni trop longtemps, pas plus de 5 minutes, afin d’éviter le risque d’hémorroïdes.
Il faut également essayer de ne pas se focaliser sur l’acte en lui-même ou sur la nécessité de déféquer à tout prix… Le stress ainsi induit ne fera que compliquer l’évacuation des selles. On peut, par exemple, détourner son attention en se concentrant sur autre chose, comme de la lecture, penser à ce qu’on va allez faire dans la journée, etc… Cela peut paraître ridicule et anodin, mais cela pourra pourtant vraiment aider.
La position assise que nous utilisons dans nos pays occidentaux est loin d’être optimale pour favoriser la descente des selles…
La position accroupie, dite « à la turque » est par contre bien plus naturelle et favorable, même si nous l’avons aujourd’hui oubliée…
Pour diminuer la constipation il faut essayer au maximum de manger à heures fixes, et d’éviter les repas ingérés trop rapidement et sans se détendre un minimum.

Si la constipation persiste

Si après les changements alimentaires et ceux apportés au mode de vie d’une personne, la constipation est toujours présente, il faut consulte un médecin.
Celui-ci effectuera un diagnostic pour déterminer le type de constipation auquel la personne est sujette et prescrira un traitement adapté.
Plusieurs options sont offertes en produits en vente libre et sous ordonnance.
Les lavements et les suppositoires
Conçus pour une utilisation occasionnelle, les lavements élargissent ou irritent le rectum, ce qui stimule le côlon à se contracter et à évacuer les selles. Particulièrement utiles lorsque les selles sont dures et coincées dans le rectum, ils peuvent déséquilibrer les fluides et les électrolytes de l’organisme s’ils sont utilisés régulièrement ou trop souvent. Les suppositoires déclenchent également une évacuation des selles en stimulant ou en irritant le rectum.

Les laxatifs

La prise de laxatifs par voie orale est un bon moyen de traiter plus efficacement la constipation. Ces laxatifs sont généralement délivrés sans ordonnance, mais leur utilisation doit être limitée et ponctuelle, car ils peuvent à plus ou moins long terme devenir eux-mêmes une cause de constipation.
Dans tous les cas, il est préférable de demander conseil avant d’utiliser un laxatif.

Les agents gonflants :

Les produits comme le psyllium ou la méthyl cellulose aident à retenir l’eau dans les selles et à ajouter du volume, ce qui stimule les contractions normales des intestins. Ils sont composés de fibres alimentaires préparées ou de mucilages. Le principe de fonctionnement de ce type de laxatif est d’aider à augmenter le volume des selles, ce qui va produire une action mécanique des intestins faisant progresser les selles dans le tube digestif vers le rectum. Les fibres vont gonfler en se mélangeant à l’eau, formant ainsi des selles plus molles et volumineuses. Mais son effet n’est pas immédiat et il faut parfois attendre jusqu’à quelques jours avant d’obtenir des résultats. Il est important de boire beaucoup d’eau lors de la prise de tels laxatifs afin de faire gonfler les fibres.Ces laxatifs sont les plus doux pour les intestins.Effets indésirables connus : ballonnements, crampes abdominales, flatulences.
Quelques laxatifs : Spagulax®, Normacol®, Inolaxine®, Metamucil®, Normacol® …

Les laxatifs émollients :

Laxatifs ramollissant les selles, ces produits contiennent un agent mouillant qui aide l’eau à pénétrer et à se mélanger aux selles pour que ces dernières deviennent plus molles et plus faciles à évacuer. Les-Grains-dHerbes-Transit-Intestinal-Confort-DigestifLes laxatifs ramollissant les selles peuvent nécessiter une semaine ou plus avant de faire effet.
Ne surtout pas prendre de produits contenant de l’huile minérale après la prise d’un laxatif émollient car cela favoriserait l’absorption de ces huiles toxiques pour le corps par les intestins.

Effets indésirables connus : mal de ventre, nausées et vomissements, éruption cutanée, diarrhée persistante
Quelques laxatifs : Regulex®, Colace®, Soflax®, Ex-Lax®, …
Les laxatifs lubrifiants : L’action de ces laxatifs est comme leur nom l’indique de lubrifier les selles en les enduisant d’un film liposoluble qui retarde l’absorption d’eau et qui permet de les faire glisser plus facilement vers le rectum.
Ils peuvent être administrés par voie orale, mais également rectale.
Les vitamines liposolubles se dissolvant dans l’huile, elles ne seront pas aussi bien absorbées par les intestins. Pour cette raison, les laxatifs lubrifiants ne doivent être utilisés que pour de courtes périodes.
Effets indésirables connus : diarrhée, crampes à l’estomac, risque respiratoire d’inflammation des poumons, si l’huile est aspirée accidentellement dans les poumons lors de la prise du laxatif
Quelques laxatifs : Lubentyl®, Melaxose®, Lancoyl®, Laxamalt®, …
Les laxatifs osmotiques : Ces médicaments aident à retenir l’eau dans les selles, les rendant plus molles. Les produits de cette catégorie contiennent du polyéthylène glycol, des sucres non digestibles ou des ions comme le magnésium, le sulfate, le phosphate ou le citrate. Les laxatifs osmotiques ne sont pas absorbés ou sont faiblement absorbés par les intestins. Ils peuvent également avoir comme effet une production de gaz intestinaux plus importante, ce qui favorise l’expulsion des selles en augmentant la pression dans le rectum. Les laxatifs osmotiques ont généralement un effet plus rapide que les autres types de laxatifs, environ 1 à 2 heures après ingestion. Il n’est pas conseillé d’utiliser les laxatifs osmotiques à long terme, car ils peuvent engendrer une constipation encore plus importante qu’avant le traitement.
Effets indésirables connus : diarrhée, crampes, flatulences
Quelques laxatifs : Carbonex®, Miralax®,Forlax®, Macrogol®, Movicol®…

Les laxatifs stimulants :

Ces laxatifs encouragent les muscles des intestins à évacuer leur contenu plus rapidement et augmentent également la quantité d’eau dans les selles. Les plus courants contiennent du cascara, du séné, du bisacodyle ou de l’aloès. L’effet est généralement rapide. Mais certaines formules complètent les plantes laxatives par de la cannelle, des clous de girofle et du quinquina apportant ainsi une action assainissante et des ferments lactiques pour compenser la flore intestinale. Elles ont également un effet anti flatulence, anti ballonnements et non irritant.
Effets indésirables connus : diarrhée, déshydratation, crampes intestinales
Quelques laxatifs : Bodycaa®, Contalax®, Dulcolax®, Prontolax®, …

LA PHYTOTHÉRAPIE

Le soin par les plantes

La phytothérapie, c’est-à-dire le traitement par les plantes, est vieille de plusieurs siècles.Cette forme de médecine a été découverte en observant l’effet bénéfique de la végétation sur certaines maladies.

boîte bodycaaLa phytothérapieest encore aujourd’hui, utilisée de manière empirique, dans les pays en voie de développement. En revanche, en Occident, les scientifiques ont cherché à comprendre pourquoi les plantes peuvent soigner et ils ont trouvé la réponse dans les principes actifs contenus.
Aujourd’hui les plantes sont aussi utilisées pour des médicaments d’allopathie. Dans ce cas-là, le laboratoire n’utilise qu’un seul des principes actifs, qu’il reproduit ensuite sous forme de molécules de synthèse. Le médicament a alors une indication bien précise pour soulager un symptôme. Par exemple, l’aspirine, qui est issue du saule, est surtout utilisée contre les douleurs.

boîte bodycaaÀ l’inverse, en phytothérapie, la plante est étudiée dans sa globalité : tous les principes actifs sont utilisés et leurs effets se potentialisent.

La phytothérapie ne traite pas un symptôme mais la personne entière. Un même produit peut donc être prescrit pour soigner différents troubles. Les préparations de phytothérapie  existent  sous  plusieurs formes. Les plantes sont  utilisées fraîches  quand cela est possible, sinon  elles sont séchées  et  préparées  sous  forme de poudre,  dans des  gélules  ou des sachets, ou sous forme de teintures alcooliques, de tisanes ou de baumes. Les préparations de phytothérapie sont réalisées sur prescription médicale. C’est le pharmacien qui prépare les potions à partir de bocaux de plantes, en fonction des indications du médecin phytothérapeute.

Mais des compléments à base de plantes sont par ailleurs en vente libre. Il existe plusieurs centaines de plantes répertoriées dans la pharmacopée française. Dépendant du code de la consommation en France, les compléments alimentaires font l’objet de déclarations auprès de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui examine leur composition et réalise des contrôles à l’instar des autres catégories de denrées alimentaires. Il est donc indispensable de vérifier que les compléments achetés ont bien fait l’objet d’une déclaration auprès de la DGCCRF.


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